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Salut à tous,

   Voici donc la troisième et dernière partie de cet intéressant et instructif article :

* Fausses escortes !

   Au Service de police de la Ville de Montréal, l`an dernier, la section des crimes technologiques a été appelée en renfort dans une soixantaine de dossiers du genre, indique son chef , Françesco Secondi. Selon le Code criminel, se faire passer pour une autre personne dans l`intention de ¨causer un désavantage¨ ou ¨d`obtenir un avantage¨ ( ce qui s`appelle la supposition de personne ) est passible d`une peine maximale de 10 ans de prison. Le libelle diffamatoire est par ailleurs passible d`une peine de cinq ans.

   Mais cela ne suffit pas à déclencher une enquête. ¨Tout est évalué à la pièce, précise M. Secondi. Ça aide lorsqu`un autre crime s`ajoute. Est-ce répétitif au point de constituer du harcèlement ? Des menaces ont-t-elles été proférées ? Est-ce un cas d`extorsion ? Tout dépend aussi de la profession de la victime et des dommages qu`elle risque de subir¨.

   ¨Quand quelqu`un se sert de l`Internet pour offrir des faveurs sexuelles au nom de son ex et que l`autre reçoit soudain des centaines appels, cela devient une forme de harcèlement et on s`en occupe¨.

   Les amoureux éconduits qui tentent de se venger en diffusant photos et vidéos dérangeantes sont de plus en plus nombreux, dit M.Secondi, mais leurs victimes sont souvent invitées à porter une plainte privée.

* En bref !

   En Nouvelle-Écosse, l`an dernier, une adolescente de 15ans a obtenu une injonction afin que lui soit dévoilé le nom de la personne ayant créé une page pour se moquer de son poids et fabuler sur ses pratiques sexuelles. Elle n`a pas encore déposé de poursuite en diffamation, ses parents s`étant adressés à la Cour suprême pour faire garder secrets le contenu de la page et le nom de leur fille, ce que les tribunaux inférieurs ont refusés.

   En mars, une jeune Texane de 19 ans a été accusée de harcèlement pour avoir fabriqué le profil de son ancien directeur d`école. Trois mois plus tôt, en Arkansas, un policier a dû escorter une fille de 18 ans à l`école, parce qu`un inconnu avait mis ses coordonnées en ligne avec les photos indécentes d`une autre femme lui ressemblant beaucoup. Des hommes beaucoup plus agés se sont alors mis à pourchasser l`adolescente jusque chez elle.

   En France, où une poursuite civile peut se greffer à un procès pénal, plusieurs personnes ont réussi à obtenir justice. Le mois dernier, le sacristain de la cathédrale d`Angoulème a été condamné à payer 3000 euros d`amendes et 2000 euros en dommages pour avoir créé une page traitant son maire de menteur et de lâche. Il s`était servi de photos de vacances volées sur un vrai profil.

   En 2009, à Tours, une jeune femme de 23 ans a dû payer 500 euros d`amende et 300 euros de dommages pour s`être vengée d`une rivale en téléchargeant sa photo et son numéro de téléphone sous le pseudonyme Coquine 37, avec promesse de ¨contacts rapprochés¨.

   En 2006, une résidente de Carcassonne a dû payer 11000 euros en dommages pour s`être fait passer pour une collègue sur un site de rencontres. Bouleversée, sa victime a manqué deux semaines de travail. Le tribunal conclut qu`il s`agissait de ¨violences volontaires ayant entrainé une incapacité totale¨.

* * Article du journal local Le Quotidien, de la journalise Marie-Claude Malboeuf, La Presse.

À+,

Pégé Smile