Salut à tous, 

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 Du site : Québec Science ¨ L'huile d'olive a une histoire riche. Un spécialiste raconte la découverte d'une ancienne huilerie grecque. 

   ¨  Déjà, il y a plus de 7 000 ans, dans le bassin de la Méditerranée, on cueillait le fruit de l’olivier sauvage, puis on le broyait pour en extraire l’huile. À preuve, cette huilerie découverte il y a 25 ans, dans le nord de la Grèce, par une mission archéologique gréco-canadienne  dirigée par Zisis Bonias et Jacques Perreault.

Ce dernier, spécialiste de la céramique de l’époque de la colonisation grecque et directeur du département d’histoire à l’Université de Montréal, a d’ailleurs commencé, à ce moment-là, à s’intéresser de près à  l’huile d’olive grecque, « la meilleure », selon cet épicurien et fin connaisseur ! Québec Science l'a interrogé. 


 Comment avez-vous découvert cette huilerie grecque ?

   Chaque été, depuis un quart de siècle, mon équipe et moi allons fouiller  à Argilos, dans le nord de la Grèce. C’est le site de la plus ancienne
colonie grecque de la région du Bas-Strymon, un fleuve qui prend sa source en Bulgarie. 

    Cette colonie date du VIIe siècle avant notre ère. Il y a eu cohabitation pendant environ 100 ans entre les Grecs et les tribus thraces qui peuplaient déjà le territoire. La ville s’est développée et est devenue très riche, notamment grâce à ses nombreuses mines d’or et d’argent. Ensuite, d’autres colonies se sont installées dans les environs. Celle d’Amphipolis a pris le contrôle de la région. La vie  économique a alors dépéri à Argilos et la ville a été prise par le roi de Macédoine Philippe II en 357 avant notre ère. Il a décidé de raser Argilos et de déporter ses habitants vers Amphipolis. 

De quelle façon produisait-on l’huile d’olive, à l’époque ?

   Sans doute le général avait-il des esclaves, ce qui était courant alors;  les Grecs sillonnaient la région non seulement à la recherche d’or et d’argent, mais aussi d’esclaves thraces. La production d’huile d’olive représentait beaucoup de travail. 

    Il fallait d’abord ramasser les fruits. Ce n’était pas comme aujourd’hui : les oliviers n’étaient pas entretenus et arrosés contre les insectes. Un arbre donne maintenant de six à huit litres d’huile chaque année. C’était probablement moins dans le temps. 

    Ensuite, on mettait les olives dans le trapetum, un grand mortier. Puis,  on les pressait au moyen de pierres hémisphériques, utilisées comme
meules. Nous pensions d’abord que les producteurs de l’époque devaient utiliser des animaux pour faire tourner les pierres, mais l’espace autour du trapetum était beaucoup trop étroit. Elles étaient donc manœuvrées par des gens. 

   Ensuite, on prenait le magma et on le déposait sur une pierre plate circulaire dont on avait creusé le pourtour d’un large sillon pour récolter l’huile. On pressait la pâte et, pour en retirer le plus d’huile possible, on ajoutait de l’eau chaude. L’eau était chauffée dans  une pièce du manoir dont les murs sont noircis par le feu. 

    Par ailleurs, on a retrouvé, dans la cour, une petite citerne où l’eau était mise en réserve, ainsi qu’un grand pithos – une jarre – pour stocker les olives¨...   (  Voir `article au complet ) 

http://www.quebecscience.qc.ca/reportage_qs/L-huile-olive-et-son-histoire-millenaire#.WEsNgd_1J5E.twitter

Pégé