Salut à tous,  

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Du site Reporterre : Massivement employés en viticulture, les pesticides tuent beaucoup des arômes naturels du vin. Comment reconnaître les vins ainsi déformés ?  Gilles-Éric Séralini et Jérôme Douzelet ont élaboré une méthode pour reconnaître ces substances. Reporterre s’est prêté à cette expérience inédite.

¨ L’événement qui se déroulait mardi 6 février à Paris à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale avait de quoi surprendre : une dégustation de pesticides dans le vin et dans l’eau. Elle faisait suite à une expérimentation scientifique inédite menée par Gilles-Éric Séralini, professeur et chercheur à l’université de Caen, spécialiste des pesticides et des OGM, et de Jérôme Douzelet, cuisinier passionné de vin. L’expérimentation est décrite dans un petit ouvrage qui encourage Monsieur Tout le monde à la reproduire.

   Il est 19 h et ce soir-là, les deux spécialistes expliquent tour à tour leur démarche. Dans la salle, dix participants, dont l’auteure de ces lignes, particulièrement motivée, vont tenter l’expérience sensorielle. Elle n’a pas de référentiel gustatif pour les pesticides, et si elle en a goûté, c’est forcément à son insu.

L’effet détoxifiant des levures naturelles !

  Au fil de l’exposé, les informations troublantes s’enchaînent. Telle la similitude entre la structure des arômes naturels et celle des pesticides, produits de transformation du pétrole, explique Gilles-Éric Seralini, et l’effet de leurre qu’ils peuvent produire en se substituant  aux arômes naturels. Par exemple, le sotolon, un arôme naturel des vins jaunes y est en quantité moins importante que le fenhexamide, un fongicide retrouvé dans les échantillons de l’expérimentation.

   Le professeur explique l’action des fongicides, qui tuent les champignons microscopiques. Or, la formation des arômes est aussi conditionnée par l’activité de levures, qui sont une forme de champignons. Elles sont donc détruites par le fongicide, alors que sans levure, le jus du raisin ne saurait fermenter pour se transformer en vin. Voilà pourquoi le viticulteur qui utilise des fongicides doit ajouter des levures étrangères.

« Le petit côté brûlant ? C’est  le chlore » !

   En avril 2017, ils ont choisi seize couples de vins bio et non bio à caractéristiques comparables (terroirs, cépages, années), y compris de très grands crus. Puis, ils les ont analysés. 89 %  des non-bios étaient contaminés par un à six pesticides. Ils ont été ensuite dégustés à l’aveugle par un aréopage de professionnels, dont certaines célébrités de la gastronomie, à qui il a été demandé leur préférence (elle est allée à 77 % aux vins bio). Ensuite, chaque matière active a été diluée dans de l’eau aux doses retrouvées dans les vins. L’eau assaisonnée a été dégustée et les impressions croisées avec celles sur les vins¨...  ( Voir l`article au complet )

https://reporterre.net/Les-pesticides-deforment-le-gout-du-vin

Pégé